Une filière structurée pour les générations futures

Une filière structurée pour les générations futures

La Norvège n’est pas seulement l'un des plus grands fournisseurs de produits de la mer, elle joue également un rôle majeur dans la recherche marine, la régulation de la pêche et la protection environnementale de la pêche maritime et côtière. La Norvège a ainsi mis en place une structure idéale pour la filières des produits de la mer, préservant le secteur pour les générations futures. 

L'aquaculture, tout comme l'agriculture, se construit sur des cycles relativement longs. Par conséquent, les producteurs de produits de la mer et les scientifiques norvégiens font tout leur possible pour inscrire la pêche et l'aquaculture dans la durabilité et l'associer à des investissements technologiques innovants ciblés, afin de moderniser une tradition de pêche ancestrale.

Grâce à l'évolution des technologies de la pêche au cours des 50 dernières années, les pêcheurs ont amélioré leurs techniques et leur capacité à pêcher en eaux moins profondesUne industrie durable des produits de la mer permet de maintenir ou d'augmenter la production à long terme sans affecter les écosystèmes. Les autorités norvégiennes, les instituts de recherche, les organisations environnementales et, bien sûr, le secteur lui-même, œuvrent main dans la main pour garantir la stabilité et la durabilité de la pêche et de l'aquaculture et pour atteindre les objectifs fixés en matière de protection de l'environnement, d'éthique, de sécurité alimentaire et de développement du secteur.

  • La durabilité est un élément clé, pour la pêche comme pour l'aquaculture. Le secteur est réglementé via un système de licences de pêche, et des quotas saisonniers sont définis pour contrôler la pêche de chaque espèce. En parallèle, les scientifiques et les aquaculteurs mènent des tests d'élevage auprès de plusieurs espèces, dont le cabillaud et le flétan blanc. 
  • La coopération internationale est également essentielle pour l'industrie des produits de la mer de Norvège. Environ 90% des pêcheries norvégiennes concernent des stocks partagés avec d'autres pays. La coopération internationale est coordonnée par des organisations régionales telles que le Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM) ou la Commission des pêches de l'Atlantique du nord-est (CPANE). La Norvège a également conclu des accords de coopération directe avec les pays voisins importants comme la Russie. Le cabillaud de la mer de Barents est désormais reconnu comme le stock de cabillaud le mieux géré du monde, avec la disparition quasi totale de la pêche illicite. 
  • L'efficacité de la régulation repose sur la qualité de la recherche industrielle. En Norvège, l'Institut de Recherche Marine (IMR) est chargé de la surveillance des ressources marines. Les estimations des stocks de poisson sont calculées en collaboration avec les chercheurs de différents pays, sous l'égide du Conseil International pour l’Exploration de la Mer (CIEM).
  • La Norvège s'appuie sur deux méthodes de calcul pour définir les quotas de pêche pour chaque espèce. La première repose sur une approche écosystémique, avec l'appréciation de l'environnement marin dans sa globalité et la prise en compte des interactions entre les différentes espèces. L'autre est basée sur le principe de précaution et propose une estimation prudente, avec la prise en compte de divers facteurs d'incertitude dans le calcul des stocks.
  • La Norvège a une réglementation très stricte en matière de rejets en mer, et ce pour deux raisons. Premièrement, les rejets en mer représentent un gaspillage de ressources ; deuxièmement, les poissons rejetés ne sont pas comptabilisés, ce qui rend l'estimation de la taille des stocks plus difficile.
  • La surveillance des pêcheries est également essentielle pour garantir le respect des saisons, des zones de fermeture et s'assurer de l'utilisation d'équipements appropriés. En mer, la surveillance relève des garde-côtes norvégiens et monopolise environ 70 % de leurs ressources. À terre, le Ministère de la Pêche mène régulièrement des inspections sur les bateaux de pêche au moment du débarquement.
  • Le secteur de la pêche et de l'aquaculture collabore avec des organisations de protection de l'environnement et de promotion du développement durable. À titre d'exemple, le Centre des Produits de la Mer de Norvège et WWF Norvège échangent régulièrement sur les initiatives menées par les pêcheries norvégiennes en matière de développement durable.
  • Grâce à l'efficacité de sa production alimentaire, la Norvège est capable de subvenir aux besoins d'une population en rapide augmentation. L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a insisté sur le rôle essentiel de l'aquaculture en réponse à la demande mondiale en produits de la mer. En investissant dans les compétences et les technologies, la Norvège bénéficie d'une filière plus efficace, performante tout au long de l'année, et obtient donc une production plus fiable.
  • La sécurité alimentaire est devenu un enjeu primordial pour la production alimentaire au niveau mondial, porté par la sensibilisation croissante des consommateurs et une tendance à préférer une nourriture plus saine. En Norvège, le Comité scientifique pour la sécurité alimentaire effectue régulièrement des évaluations des risques tandis que l'Autorité norvégienne de la sécurité alimentaire émet les recommandations utiles et les règlements.